Je suis sur les nerfs. Vraiment. Prête à exploser à la moindre contrariété. Envie de crier aux gens d'aller se faire foutre ET BIEN PROFOND.

De toute façon, cette journée a bien mal commencé : j'ai perdu toute foi en l'humanité. Merci donc à l'inconnu du tram, assis à côté de moi ce matin, qui a commencé à vouloir me taper la causette alors que je lisais tranquillement et que je n'avais pas envie qu'on m'emmerde parce qu'à 8h11, désolée, mais je suis encore moins sociable que d'habitude.

- Tu lis quoi?
- (Ah non, pas ce matin, putain, laissez-moi tranquille TOUS, et d'où tu me dis tu toi, non mais sans rire quoi.) Harry Potter (que je lui réponds, en lui montrant la couverture du livre pour espérer avoir la paix).
- Et c'est bien?
- C'est pas mal.
- Et c'est qui l'auteur? Ah, JK Rowling (qu'il lit donc sur la couverture, hinhin). C'est un français?
- (Tu penses bien, avec un nom pareil...) Non, elle est anglaise.
- Ah ok. Et ça date de quel siècle, ce bouquin?
- (WTFFFFFFFF? Mais d'où il sort ce type? Où elle est sa caverne? Regards horrifés aux autres gens de la rame qui nous écoutent en souriant.) Mais? Du nôtre! Bon, euh, je descends là, au revoir.

J'ai presque failli pleurer.

De toute façon, les transports en commun, c'est LE MAL. Je ne compte plus les fois où j'ai envie d'étrangler les gens qui MONTENT alors que personne n'est encore descendu. Ni les fois où j'ai envie d'utiliser un pistolet pour faire gentiment exploser le cervelet des gens qui montent alors que le tram est PLEIN à craquer, et qui restent sur le marchepied en essayant de pousser tout le monde pour faire un peu de place, et qui font qu'on attend 15 jours à l'arrêt parce que les portes ne peuvent PAS se fermer, et que le conducteur est obligé de dire "bon, soit vous dégagez du marchepied et vous rentrez dans la rame, soit vous descendez et vous allez prendre le prochain tram qui arrive dans 2 min" puisque personne n'a la merveilleuse idée de pousser les gens sur le quai (oui, c'est méchant).

J'imagine aussi que l'absence de nouvelles de S. y est pour quelque chose. Je l'ai donc vue au début du mois de juin, où elle m'a dit "je te recontacterai pour qu'on puisse s'organiser un soir où tu viendras dîner à la maison et tu verras tout le monde" (et j'avais même poussé le vice jusqu'à dire "bon, j'espère qu'on ne se reverra pas dans 3 mois alors!") et depuis plus rien.

Breyfe, ça ira mieux demain. Je vous/me raconterai le mariage de samedi dernier.