Je me sens misérable. Parfois profondément. Parfois pas du tout.

Tout est exacerbé chez moi, en ce moment.

Ma vie se résume à des montagnes russes qui ne s'arrêtent jamais.

De grandes bouffées d'espoir auxquelles se succèdent des moments d'intense désespoir.

Des bonheurs simples qui sont vite balayés par de l'énervement, de la colère, de l'incompréhension, de l'ennui. Qui sont vites balayés par des bonheurs simples. Qui sont vite balayés par de l'épuisement, de la frustration, des larmes en constatant que, ce matin aussi et encore, il pleut. Qui sont vite balayés par. Le médecin m'a arrêté trois jours la semaine dernière. Et finalement, il y a plus grave, non?

Dans moins de trois mois maintenant, je serai de retour à la maison.

En attendant, quand je n'étudie pas (cimer le livre imbuvable de financial accounting à lire pour lundi - ça aussi, ça me fait venir les larmes), quand je n'envoie pas de candidatures (réveillez-vous les gars...), quand je n'ai pas de travaux de groupe (est-ce que j'ai déjà dit que je détestais les gens?), quand je ne suis pas en entretien, quand je n'avance pas sur mon mémoire (ah non, ça, tiens, ça n'arrive jamais), quand je ne bosse pas (yay, j'ai un job!), je passe mon temps à regarder des blogs healthy (ou pas!) et à me noter dans un petit carnet (♥) les recettes yummy qui me tapent dans l'oeil et que je rêve d'essayer. Comme je ne peux rien essayer ici (je suis toujours fauchée malgré le job et je ne suis pas très équipée), il me tarde de rentrer chez mon père dans 10 jours pour cuisiner plein de trucs. C'est bête, c'est simple mais cette perspective me rend joyeuse.

Finalement, le voilà, le problème : je ne sais pas comment je vais. Et c'est ce qui m'épuise le plus.