Fichtre.

Ca fait un bail que je ne suis pas revenue par ici.

Je crois qu'écrire me manque un petit peu. Mes pensées seraient mieux "organisées" si je m'appliquais à venir les coucher par écrit ici. Enfin, je crois. Le temps passe à une vitesse folle et je me laisse emporter et je me rends compte que je ne prends plus le temps de me poser et faire le point sur les choses qui m'entourent.

Mais ce soir, je suis seule (pour une fois), et j'en profite pour faire le point.

Nous sommes rentrés hier de vacances. Nous avons finalement préféré le calme et le repos de Rodrigues aux plages paradisiaques des Seychelles et c'était très bien comme ça (et puis, tapez "île aux cocos" dans Google et regardez-moi ça si ce n'est pas le paradis!). Ces vacances, dans cet endroit en particulier, m'ont fait beaucoup de bien. Les gens sont d'une gentillesse incroyable, ils sont bons, ils sont respectueux, ils ont le souci du collectif, ils s'investissement pour améliorer la vie en communauté, ils sont honnêtes, ils sont charmants, ils sont polis, ils sont relax, bref, c'était absolument fabuleux d'un point de vue humain. Sans compter que les paysages sont très beaux et la nourriture délicieuse (je n'ai jamais autant mangé de poulpes (zourites) de ma vie...)! Cette île est l'anti-Maurice, c'est très authentique, paisible, nature. Pas de grands hôtels hyper luxueux mais plutôt des chambres d'hôtes très agréables. Le retour à la Réunionie a été très brutal. Je crois que je ne m'en suis toujours pas remise. Ici, tout est... bruyant! Les gens (moi y compris en fait) sont des enfants gâtés, plus personne ne se parle, les jeunes (surtout) font les kékés en voiture (ils sont fans de tuning...) et ça me met hors de moi de me prendre un nuage de fumée dans la gueule lorsque l'un d'eux démarre devant moi, ils ne sont pas polis, pas souriants, sans-gêne, ils sont sales ("oh tiens, j'ai un papier! et si je ne le jetais pas dans une poubelle qui se trouve à 3 mètres de moi, c'est trop compliqué, je vais plutôt le mettre PAR TERRE" - CONNARD). Bref. J'ai un peu les boules ce soir parce que j'ai la chance, en plus, de "profiter" d'un concert dans un endroit en plein air pas loin de la maison et qu'ils y passent de la musique DE MERDE à fond. Bref, je me demande un peu ce que je fous là parfois. Hier soir, en atterrissant à Maurice, quand le personnel de l'aéroport nous pressait pour prendre l'avion pour ici, j'ai eu envie de : 1) repartir à Rodrigues ; 2) prendre l'avion qui partait pour Paris 10 min plus tard. Je n'ai jamais été homesick mais j'avoue que je me suis demandée pourquoi je repartais à la Réunionie. (Je fais du forcing subtil auprès de mon amoureux pour qu'on aille vivre en Suède.)(Oui, je ne sais jamais ce que je veux.)(Mais j'aime toujours autant d'amour les parenthèses.)(C'est probablement la seule constante dans ma vie alors ça mérite d'être souligné.) En plus, le monde devient fou et je crois que je commence à avoir peur. Je suis malheureusement une pessimiste dans l'âme et je doute que cela puisse s'améliorer à l'avenir. (Il faut que je fasse du forcing pour aller vivre à Rodrigues.)

Mais sinon, ça va plutôt très bien. Quelques périodes de moins bon et de doutes, parfois. Mais je crois que j'étais bien trop naïve et que j'idéalisais un peu trop les relations de couple et les relations en général. Beaucoup de femmes enceintes ou jeunes mères dans mon entourage et arrive la question qui fâche : "et toi, c'est pour quand?". Avant, je répondais "jamais" sans l'ombre d'un doute (cf. point au-dessus : le monde et les gens sont fous, entre autres arguements) maintenant j'avoue que j'hésite une demi-seconde avant de répondre "jamais". Quand j'y pense sérieusement, je me dis qu'avoir des enfants est la dernière chose à faire actuellement ("Coucou Bébé, si tu as de la chance, tu échapperas à Ebola et aux grippes aviaires mais tu mourras quand même sans doute dans d'atroces souffrances, soit fauché par une voiture, soit tué dans un attentat, soit mangé par un requin, soit tué par le diabète, et de toute façon avec mes gênes pourris, tu auras certainement le cancer, etc, etc, etc"). Je sais, mon raisonnement est extrêmement simpliste mais bon VOILA QUOI. Et en plus je déteste les enfants (surtout toi, sale gosse capricieux, qui a passé 1h30 - WAIT la durée du vol! - à jouer avec le store du hublot dans l'avion juste DEVANT moi et qui chouinait ta race dès que ta maman te demandait "s'il te plaît mon ange, tu peux arrêter"). Mais bon bref, si on passe en plus sur le côté "ok, on est déjà beaucoup trop nombreux pour cette pauvre planète, on va peut-être pas en rajouter", et si je me demande sincèrement si je veux des enfants, je crois que la réponse est "non (pour l'instant)" mais que si jamais l'envie se montre, je sais que je voudrais que ce soit avec mon amoureux.

Voilà ce qui me trotte dans la tête ce soir. Sur ce, je vais essayer de faire abstraction du fond sonore dégueulasse et aller me remonter le moral en lisant Houellebecq.